LE DROIT DOIT ETRE LE BRAS DE LA JUSTICE ET NON SON GLAIVE

L’ANC Suisse dénonce

13 Avril 2018

Presse muselée. Journalistes menacés. Presse pro gouvernementale insultante et haineuse.
Manifestants accusés de terrorisme, incitation à la haine, sédition et rébellion.
Associations citoyennes criminalisées, perquisitionnées, accusées de terrorisme, incitation à la haine, sédition et rébellion. Violation de la sphère privée par des écoutes et des fouilles.
Sites Internet d’incitation à la haine contre une partie de la population tolérés et groupes fascistes ou néonazis encouragés et financés par le gouvernement.
Arrestations arbitraires.
Chanteurs et artistes inculpés pour incitation à la haine, manque de respect. Certains d’entre eux condamnés à 2 ou 3 ans et demi de prison ferme.
Clown qui risque jusqu’à 14 ans de prison pour s’être fait photographier avec un nez rouge aux côtés d’un représentant des forces de l’ordre.
Elus politiques en détention provisoire depuis 6 mois ou contraints à l’exil pour avoir contribué à l’organisation d’une votation.
Institutions privées de leurs dirigeants légitimement élus parce qu’en vertu d’une mise sous tutelle, le gouvernement central impose ses candidats.

On pourrait croire qu’il s’agit du synopsis d’une mauvaise fiction ou de la description d’un état totalitaire ou une république bananière.
Pourtant, nous sommes en Espagne. Pays au sein de l’Europe. Pays qui se dit moderne et démocratique. Qui depuis le 1er Janvier fait partie, qu’elle ironie, du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies. L’Espagne qui use du droit comme l’on se sert du fouet pour semer la peur. Qui revendique le droit comme outil de répression.
Fort heureusement, des pays comme la Belgique, l’Allemagne, ou le Royaume Uni par l’Ecosse, ont admis, pour les exilés catalans se trouvant chez eux, que des personnes mandatées par le peuple pour réaliser des actes politiques sans violence, ne sont pas séditieux ou rebelles. Ils ont tout simplement, de manière légale et obstinée, rempli le mandat pour lequel ils avaient été élus.
C’est désormais dans toute l’Europe que des voix s’élèvent pour dénoncer les abus du gouvernement espagnol et à l’ONU d’être « consternée » par la violence de de la répression espagnole.